LORIS AZZARO

50 ANS D’ÉCLATS

Loris Azzaro habille les plus belles femmes du monde. Marisa Berenson, Jane Birkin, Dalida, Sophia Loren, Brigitte Bardot ou Tina Turner font partie des fidèles de la rue du Faubourg St Honoré où Loris installe ses ateliers et son salon Couture en 1970. La presse s’empare du phénomène et ses muses font la couverture des plus grands magazines de mode qui raffolent de l’esprit festif et sensuel de ces photos.

Je sais comment les femmes rêvent secrètement de s’habiller.

LORIS AZZARO

Omniprésent et pourtant confidentiel, l’héritage de Loris Azzaro est fondamental dans l’histoire de la mode.

Les origines de Loris Azzaro évoquent les tissus chatoyants des souks de Tunis où il grandit, la passion de ses parents italiens pour l’opéra, la littérature française qu’il enseigne.

Rien ne le prédestinait au luxe et au glamour. Quand il arrive à Paris en 1962, émigré sans papier, il a pour tout bagage une vieille Simca, l’ambition de sa femme Michelle et un charisme hors du commun. En 1966, Reinhard Luthier devient son complice dans la création et le trio ouvre un premier atelier, une ambiance survoltée dans 18 mètres carrés où les clientes se jettent sur les vestes en sequins, les robes en lurex et les ceintures en perles. La création sera toujours pour Loris une aventure joyeuse et collective à laquelle, par la suite, ses deux filles, Béatrice et Catherine, prendront part.

Je les ai faites belles et elles m’ont fait célèbre.

LE STYLE

Anti-conformiste et libre, Loris Azzaro incarne l’esprit des années 1970. Finis les carcans des robes du soir, il invente des robes audacieuses, sensuelles et glamour qui libèrent le corps et les codes.

Son style très reconnaissable imprime l’époque d’une provocation hédoniste. Ornés de broderies, ses drapés en jersey ne semblent tenir qu’à un fil et coulent le long du corps avec l’évidence du naturel. Ses robes en lamé font vibrer les nuits d’une élégance sensuelle. Ses découpes suggestives subliment la silhouette sans jamais tomber dans le vulgaire.

Loris Azzaro a mis sa vision iconoclaste au service des femmes. Loin des clichés sur la féminité, il sublime la singularité de chaque femme. La femme Azzaro? Une femme qui assume sa féminité avec esprit, désinvolture et liberté. Une femme qui n’a pas besoin du vestiaire masculin pour se sentir libre et indépendante. Une femme qui, pour un jour ou pour une nuit, joue avec les codes de la féminité pour créer le trouble.

L’AUDACE DE LA NUIT

Avec l’esprit de faste des années 1930 et l’irrévérence des années 1970, Loris Azzaro habille les nuits parisiennes d’audace et de strass. Pour le soir, à l’heure où les femmes osent les métamorphoses, il crée des robes à couper le souffle pour une féminité scénarisée. Avec humour et légèreté. Un décolleté en anneaux de rideaux brodés, best-seller après avoir fait la couverture du ELLE en 1968. Un cœur pailleté en guise de bustier. Un sac en métal doré sculpté en forme de moule ou une minaudière en diamant XL. Le surréalisme plane sur ses créations comme sur les photos qui les mettent en scène dans la salle de bain monumentale de Loris, aux murs couverts de miroirs. La photogénie de ses robes colle parfaitement à l’univers troublant et désinhibé de Guy Bourdin qui révolutionne alors les photos de mode.

Sa vision dépasse la mode, il cultive un univers où le beau, le glamour et l’anti-conformisme se déclinent à l’infini. L’objectif des plus grands photographes de son temps, tels que Helmut Newton ou Guy Bourdin immortalise son style de vie joyeux et doré où se croisent ses amies stars et les femmes de sa vie, sur le fond opulent de ses appartements. Des images fortes qui signent l’esprit sulfureux et insouciant des années 1970.

En marge de la Chambre Syndicale de la Couture à laquelle il n’a jamais cherché à s’inscrire, Loris Azzaro écrit un succès fulgurant de l’histoire de la mode, reconnu par les plus grands couturiers de l’époque et d’aujourd’hui.

LA TRANSPARENCE SUGGESTIVE

Loris Azzaro habille les femmes en transparence. Les décolletés vertigineux et les fentes infinies sont voilées et suggèrent plus qu’ils ne dévoilent. Ces robes qui dessinent sur le corps des lignes sculpturales évoquent la possibilité d’une transgression. Le jeu de matière compose et décompose la silhouette. En noir, fatal, évidemment. « La mode est étroitement liée à l’érotisme. De tout temps, la parure a servi l’amour. » affirme cet amoureux des femmes
à qui il offre les armes d’une séduction libérée : la sensualité, le mystère et l’assurance. Les femmes s’en emparent et osent porter à la même la peau ces robes qui révèlent leur nudité.

LES ÉCLATS

Les années 1970 aiment ce qui brille. Loris Azzaro illumine les nuits de paillettes et pierreries. Les broderies soulignent le tombé impeccable des robes et subliment les corps. Son art de la ligne parfaite s’associe au savoir-faire de broderie de la maison Lesage et aux incontournables cristaux Swarovski et célèbre l’excellence du travail à la main. Chaque création est unique et s’inscrit dans l’héritage de la Haute Couture française.

Le noir laqué des paillettes coule le long des corps. Les broderies éparpillées sur le tulle le dissimule et le dévoile. Un jour, Marisa Berenson, venue maquillée et coiffée, repart avec un fourreau sans attache, cousu à même le corps. Les femmes se parent de lumière et s’inventent en créatures fatales, telles les vamps hollywoodiennes des années 1930 qui fascinent Loris Azzaro.

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