INTERVIEW – Rencontre avec Sylvie Kreusch

LET IT ALL BURN LIVE, RENCONTRE AVEC SYLVIE KREUSCH

Vous êtes réputée pour vos performances live impressionnantes, qui vous ont valu des critiques élogieuses de Vogue US et de bien d’autres. Comment cette performance au sein de la Paris Fashion Week a-t-elle vu le jour ?

Vous interprétez plusieurs titres de votre premier album qui sortira bientôt, le 5 novembre. Le public découvre vos nouvelles chansons ; comment vous sentez-vous par rapport à ce reveal, excitée ? nerveuse ?

SK: Je me sens toujours très peu sûre de mon travail quand il n’est pas encore sorti. Mais diffuser de la musique est extrêmement libérateur. Une fois que mes chansons sont sorties, je peux les écouter presque comme si je ne les avais pas écrites moi-même. C’est un sentiment étrange, mais nécessaire pour continuer et créer de nouvelles œuvres.

Let It All Burn” évoque une histoire malheureuse avec une rock star, mais le flow est très énergique et vibrant. Comment avez-vous choisi ce costume argenté à maxi paillettes qui mélange le disco chic et le drama style ?

SK: La chanson a un message fort, mais la composition et la voix sont assez ludiques. Quand j’ai vu les costumes disco d’Azzaro, j’ai su que c’était un mariage parfait !
Sandra Amador & Tom Eerebout: Nous voulions qu’il soit très épuré et qu’il raconte l’histoire de Sylvie tout en la faisant paraître aussi puissante qu’elle l’est, et qu’il raconte l’histoire des paroles, qui est celle de sa (re)prise de contrôle et de sa confrontation avec son antagoniste.

“Haunting Melody” a un petit quelque chose de Gainsbourg avec ses percussions et ses paroles ciselées. Quelle est l’influence de Gainsbourg sur votre art ?

SK: Mes parents avaient l’habitude d’écouter beaucoup de grands classiques de la musique française, donc je suppose que c’est la raison pour laquelle vous pouvez entendre certaines influences de Gainsbourg dans ma musique. J’entends un type de percussion similaire, mais je ne l’ai pas fait délibérément. Je suis très attirée par les percussions chaudes, je suppose que c’est parce qu’elles me sécurisent, elles me rappellent la maison.

Tom Eerebout et Sandra Amador, vous travaillez également avec Lady Gaga, dont le sens du spectaculaire est tout aussi prononcé. Comment parvenez-vous à créer un effet dramatique avec des looks aussi épurés ? Comment toutes ces silhouettes s’assemblent-elles ?

SA & TE: Le plus important est d’écouter votre artiste et l’histoire qu’il veut raconter. Tout dépend d’eux et de leur capacité à porter les vêtements. Il ne faut pas que les vêtements les portent et soient le centre d’attention. Ils doivent performer/interpréter, raconter l’histoire, se sentir comme ils veulent être.